90. Journal18.
Écorniflage
L’écornifleux frappe encore. Je l’ai trouvé ! La maison de l’humoriste François Bellefeuille.

Maquereaux
Pratiquement à tous les matins, je déjeune au Resto de l’Ile. C’est aussi ce que font un groupe de sept vieux pêcheurs. Ça jase, ça rit. Malheureusement, leur accent est à couper au couteau; je saisi très peu de mots.
Mais, aujourd’hui, il se passe de quoi. De quoi avec le maquereau. Je résume ce que j’ai compris de la discussion : – Blablabla maquereaux blablabla. – Maquereaux blablabla. – Hahaha ! Maquereaux blabla ! – Blablabla maquereaux. – T’es pas serieux ! Blabla maquereaux blablabla.

Politesse
La boulangerie ouvre à 8h30. J’y stationne ma bagnole à 8h10. Et je reste dans ma voiture.
Quatre autres clients se mettent en lignes devant la porte. À 8h25 je sors de ma voiture et me met au bout de ligne. Mais ça proteste. « Mettez-vous au début de la file Monsieur. Vous étiez là le premier ». J’en ai quasiment pleuré (Bon, pas vraiment. Mais quelle politesse quand même !)

Touristes
À la table d’à côté au resto. Deux locaux jasent des touristes.
- Y’en a beaucoup qui repartent. Le problème c’est qu’y’en a encore autant qui sortent du bateau.
Les touristes c’est payant. Sauf que « pas que ». À cause des touristes, il y a du traffic à Cap-au-Meules, les tablettes des épiceries sont à moitié vides, et, peut-être que j’occupe la place habituelle des bonhommes au resto ?
