19. Homard.
Bof et Lilya ont fait une excursion en mer aujourd’hui. Avec un animateur qui nous a jasé du homard.
Bon an, mal an, sur les neuf semaines (début mai au début juillet) de la saison de pêche, les 325 homardiers des Îles capturent autour de 15 millions de livres du crustacé. Soit environ 18 millions de bestioles. Une industrie de 130 millions de $.
Bon. Soyons clair et ajoutons un peu de … confusion : Le terme « homardier » désigne à la fois un bateau spécialisé dans la pêche aux homards, et le pêcheur lui-même.
Ainsi, la phrase « Les 325 homardiers madelinots font vivre 1 200 homardiers madelinots » est tout à fait valide.
Remarquez que ces 1 200 madelinots représentent 10 % de la population des Îles.
Outre le Canada, les principaux marchés de ce homard sont les États-Unis, la Chine et la Corée du Sud.
En vrac :
- Il y a quelques années, chacun des 325 permis autorisait la mise à l’eau de 300 cages.
- Afin de préserver la ressource, la collectivité des homardiers a progressivement réduit ce nombre. Il est aujourd’hui de 273.
- La plupart des pêcheurs des Maritimes se sont convertis aux cages en métal. Ce n’est pas le cas de ceux des Îles. Ils conservent la traditionnelle cage en bois car, ici, les fonds sont rocailleux. Or, les homards n’aiment pas les cages en métal qui frottent sur la roche.
- Les homardiers fabriquent eux-mêmes leurs cages. À la main. Durant l’hiver.
- Une cage dure max quatre ans.
- Des 1 200 homardiers de Îles, il y a quatre femmes.
- Un homard vit 150 et shelle (mue) une à deux fois par année.
- Vous trouvez un homard bleu ? Il vaut un million $ !

