52. Boucane.

Le poisson fumé

Depuis le 18e siècle, on boucane les produits de la mer aux Îles-de-la-Madeleine. A son apogée, vers 1950, quarante fumoirs faisaient vivre près de 2,000 travailleurs.

Entre 1965 et 1970, les Européens et les Américains sont venus, avec leurs bateaux-usines, siphonner les eaux du golfe du St-Laurent. En tarissant la ressource (i.e. les poissons), ils ont tué l’industrie du boucanage.

En 1978, le dernier fumoir en activité, celui de Benoît Arseneau Père, n’est pas épargné et ferme ses portes. Une fermeture qui ne fut toutefois qu’une pause, puisque les trois fils de Benoît décidèrent de conserver les bâtiments familiaux et de faire revivre la tradition. Le Fumoir d’Antan a rouvert ses portes en 1996. 

Pourquoi on fume ? Pour la conservation.

Qu’est-ce qu’on fume ? Hareng, maquereau, saumon, pétoncle et plus encore.

Comment ? Le poisson est salé pendant 48 heures, puis il est enfilé sur des tiges de bois. Au fumoir, des feux de bois d’érable, et de bouleau, feront leur travail sans discontinu sur une période de 60 à 90 jours.

D’où vient le bois ? Il n’y a pas d’érables ni de bouleaux aux Îles-de-la-Madeleine. Le bois est importé de la Gaspésie et du Nouveau-Brunswick.


Le poisson pas fumé

Les 325 homardiers de l’archipel fournissent 50 % du homard pêché au Québec.

Les autres produits des îles sont crabes des neiges, sébastes, maquereaux, pétoncles, palourdes (mactres) et bourgots (buccins).